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Débat/rencontre sur le thème « La classe politique de ce pays est-elle soluble dans l’économie cannibale ? » en présence du réalisateur Jean-Claude Poirson

Dans une autre vie, Jean-Claude Poirson a été traversé par une vie tumultueuse. A peine sorti des bas fonds d’un quartier populaire de Nancy à l’âge de 14 ans, il sera tour à tour apprenti verrier à la Cristallerie de Baccarat, imprimeur, chauffagiste, soudeur, ouvrier spécialisé chez Peugeot à Sochaux, etc, avant de s’immerger dans Mai 68 qui changera radicalement son regard sur le monde.

Ancien ouvrier maoïste de la Gauche Prolétarienne, il fera 16 mois de prison en 1970 et plusieurs grèves de la faim dans le cadre de son activisme pour la Cause du Peuple, le journal maoïste, dont Jean-Paul Sartre en prendra la direction, avant de devenir le journal actuel « Libération ».

Après l’autodissolution de la Gauche Prolétarienne - au moment de la grande lutte des ouvriers de LIP à Besançon - il se dit chanceux de ne pas avoir basculé dans la lutte armée avec ses camarades, à l’instar des Brigades Rouges, de la Bande à Bader
ou d’Action Directe. Les luttes écologiques prennent le relais de ses préoccupations, notamment contre la construction de la centrale nucléaire de Fessenheim. Suit l’occupation jour et nuit d’un terrain à Marckolsheim (en Alsace) ou devait se construire une filiale des Chemische Werke München produisant des dérivés de plomb dont les rejets auraient été versés dans le Rhin.

En 1978, rangé des idéologies, il largue les amarres, abandonnant appartement, travail et vie sociale, il part faire la route en autostop, en bus et à pieds, jusqu’aux confins de l’Himalaya, l’Inde et voyage dans une grande partie de l’Asie. Un voyage de 16 mois qui aura élargie sa culture et son sens du respect de la vie sous toutes ses formes. A son retour en France, il fonde une famille avec la femme qu’il a rencontrée dans ce voyage au bout du monde, Lorraine Robinson.

Passionné par l’image, il en fera son métier qu’il ne conçoit pas autrement que d’apporter un éclairage sur les luttes sociales et les enjeux de société. Avec sa caméra, il ausculte les zones d’ombre de notre société qui le révoltent ou l’indignent, avec en tête de toujours chercher ce qu’il y a de meilleur dans l’humain. Sa filmographie en témoigne abondamment.

Avec Lorraine, il fonde Human Doors en 1991, leur société de production basée à Strasbourg. On lui doit plus d’une quarantaine de films documentaires engagés, souvent primés dans des festivals internationaux et diffusés sur les chaines de télévision


à l'affiche

La bataille de Florange

Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour défendre votre emploi et votre région si demain un prédateur financier vous mettait à terre, ruinant votre famille, votre commune, ne vous laissant plus aucun espoir de vous en sortir ? Quel avenir possible sans travail, sans écoles, sans hôpitaux, sans services publics, sans commerces, etc… ?
Le 20 février 2012, les ArcelorMittal de Florange s’engagèrent dans un des plus longs conflits sociaux de ces quarante dernières années. Leur objectif : sauver les deux derniers hauts-fourneaux de leur vallée, ainsi que les 5 000 emplois qui s’y rattachent à brève échéance. Avec une imagination redoutable, pendant deux années, ils ont fait trembler les chefs d’états et leurs gouvernements tout en forgeant leur fraternité dans une lutte exemplaire.
Un combat jonché de rebondissements, de trahisons d’État, de promesses non tenues, de coups de gueule, mais un combat d’hommes debout face à une multinationale et aux puissants. Espoir, doutes, larmes, courage et éclats de vie, ce film documentaire raconte leur combat.

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