CARNETS de J. KRISHNAMURTI

avec Zygmunt Blazynsky (Comédien) Après avoir fait les conservatoires de Tournai et de Valenciennes, a longtemps joué au Théâtre Populaire des Flandres sous la direction de Cyril Robichez et au Théâtre National de Strasbourg sous la direction d’Hubert Gignoux. Après une longue période d’arrêt et deux retraites passées dans l’ermitage du Père de Foucault à l’Assékrem dans le Hoggar, il s’oriente vers un théâtre poétique, spirituel et mystique. A Paris Formation sur le travail de l’Actors Studio avec Jack Walzer et Jack Garfein de l’Actors Studio de New-York. En 1994, il crée le « Théâtre du Regard » association loi 1901. Son objectif est la conception, la réalisation, la production et la (...) ... Lire la biographie complète
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JidduKrishnamurti né à Madanapalle (Andhra Pradesh) le 11 mai 1895 et décédé à Ojai (Californie), le 17 février 1986.
Krishnamurti a marqué du sceau de sa personnalité hors du commun l’histoire contemporaine du rapprochement de l’Orient et de l’Occident.

Reconnu dès son enfance comme un messie par les loges théosophiques, il rompt publiquement toute attache avec ce mouvement à l’âge de vingt ans pour rester un homme libre. A l’encontre de tout sectarisme et de tout dogmatisme, il continue de refuser par la suite d’être affilié à une quelconque tendance religieuse.

Digne héritier de la maïeutique chère à Socrate, son enseignement, appelant chacun à une « révolution du silence », a fait le tour du monde.

En juin 1961, Krishnamurti commença à rédiger un compte-rendu quotidien de ses perceptions et états de conscience. Deux semaines environ mises à part, il le tint pendant sept mois. Il écrivit clairement, au crayon, pratiquement sans aucune rature. Les soixante-dix-sept premières pages du manuscrit sont écrites dans un petit carnet ;à partir de là et jusqu’à la fin (page 323 du manuscrit), il utilisa un grand cahier aux pages détachables. Le compte-rendu commence et finit brusquement. Krishnamurti lui-même ne saurait dire ce qui l’a poussé à l’entreprendre. Il n’avait jamais fait de tels comptes-rendus auparavant, et aucun autre depuis.

Un des termes employé aurait lieu d’être expliqué le « processus » (« procès » en anglais). En 1922, à l’âge de 28 ans, Krishnamurti subit une expérience spirituelle qui changea sa vie, entrainant des années de douleurs aiguës et presque continuelles dans la tête et la colonne vertébrale. Le manuscrit montre que le « processus », nom qu’il donne à cette mystérieuse douleur, durait encore presque quarante ans plus tard, bien que très atténué.

Dans ce compte-rendu quotidien exceptionnel, nous assistons à ce que l’on pourrait appeler le jaillissement même de l’enseignement de Krishnamurti, son éclosion naturelle. Comme il l’écrit lui-même dans ces pages « Il se produit à chaque fois quelque chose de nouveau dans cette bénédiction, une nouvelle qualité, un nouveau parfum, mais pourtant elle est sans changement » de même l’enseignement n’est jamais identique, bien que souvent répété. Tout comme les arbres, les montagnes, les fleuves, les nuages, la lumière du soleil, les oiseaux et les fleurs décrits à maintes reprises sont éternellement nouveaux, puisqu’il les voit chaque fois avec des yeux qui ne s’y sont jamais habitués, chaque jour sa perception est entièrement neuve et il nous la transmet.


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