Musicien

Aline de Lima


Biographie :

http://www.myspace.com/alinedelima

Aline de Lima est déjà une grande professionnelle qui ne laisse rien au hasard, hormis les sentiments. Ses albums « Arrebol » (2006) et « Açaí » (2008), publiés par le label Naïve, sont une déclaration sur l’honneur et une profession de foi : “Moi, Aline, fruit du Maranhão (Etat du Nord du Brésil, au bord du bassin amazonien), serait toujours Aline enracinée dans la terre rouge et ocre du pays de braise, même chantant en français, en anglais, en suédois ou en créole portugais, même transportée par l’internet, le téléphone, les tournées…”.

Si la mondialisation lâchait ses diablotins sur Aline de Lima, elle se casserait les dents. Née dans l’Etat brésilien du Maranhão, Aline habite Paris depuis l’an 2001, après trois ans passés en Suède. Ses compositions originales sont profondément sourcées. La jeune femme sait écrire et elle sait aussi fabriquer des mélodies qui vont avec.

Aline a du caractère, un côté frêle, un côté têtue, déterminée, et une passion : les chansons. En écrire, leur offrir des mélodies, en reprendre. Elle cite ses sources et tricote des paroles de douceur : la mer, l’amour, le carnaval et une nostalgie entre deux eaux comme Aline, l’urbaine solitaire, sait les écrire.

Dans sa musique, on retrouve une délicate africanité et une liberté jazzy dans son phrasé très personnel et dans les jeux rythmiques. Aline de Lima a eu un père employé de banque et fan de samba, une mère institutrice fan de Maria Bethânia et de Chico Buarque. Durant son enfance et adolescence, elle s’est mise à dessiner follement en absorbant ces mille musiques, ces mille rythmiques, ces mots indigènes mêlés au portugais académique, des cocktails dont le Brésil a le secret.

Bien sûr, dans cet univers, il y a des figures tutélaires : Elis Regina, Gilberto Gil, Chico Buarque, Tom Jobim, et les influences françaises de Barbara, Anne Silvestre, Prévert, Edith Piaf et Jacques Brel.

L’affaire : travailler plus pour gagner en aisance, être fainéant d’apparence et bosser ses classiques des jours durant. C’est ainsi qu’un autre nordestin, João Gilberto, inventa le son de la bossa nova, ce balancement si complexe…

Et c’est ainsi qu’Aline de Lima et sa voix pleine de créativité, conquis de nouveaux territoires, verts, amazoniens, humains.